Accueil | Préparatifs | Présentation | Tour du monde | Interview | Coin des écoles | Sponsoring |
Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

Partenaire







 Carnet de Bord : Compliqué Vénézuela

 Mon ultime étape en Amérique du Sud fût la traversée du Vénézuela. Après deux mois passés au Brésil, je revenais en terre hispanophone. La compréhension de la culture locale me parut donc plus accessible.

Le Vénézuela est aujourd’hui´hui associe au nom de son président Hugo Chavez. Par son charisme et sa politique « révolutionnaire », il a acquis un certaine forme de popularité... Pas forcément toujours populaire en passant.

Entrer et traverser le Vénézuela m´a un peu rappelé mon passage à Cuba. Certains aspects de la vie actuelle semblent avoir été influencé par le régime actuel des frères Castro.

Le pays est en effet intéressant à visiter, même si j´y ajouterais un petit bémol car découvrir le Venezuela devrait être fait «sous certaines conditions».

Drapeau vénézuelien à Caracas


Une politique «sociale»
Comme dans de nombreux autres pays sud-américains, les mouvements et demandes sociales du peuple aboutissent par moment à un changement radical de gouvernement. Le slogan du régime d' Hugo Chavez est d´ailleurs assez éloquent : «La revolucion, por el Pueblo y para el Pueblo » (la Révolution, du peuple et pour le peuple).

Pour bien comprendre, prenons donc l´exemple du Vénézuela puisque nous y sommes.

En 1992, le gouvernement de Carlos Andres Perez fût mis en danger par deux coups d´État réalisés par Hugo Chavez. Ceux-ci échouèrent alors que Chavez fut mis en prison dès sa premiere tentative avortée. Ces coups d´État furent motivés par une soif de pouvoir certes, mais également par un dégoût profond du régime très corrompu qui était en place à ce moment là.

Hugo Chavez

En effet, comme dans de nombreux pays du Tiers-Monde, certains dirigeants n´hésitent pas à orienter les budgets gouvernementaux directement dans leurs poches. Lorsque cela dépasse un certain point et que le peuple commence à voir une régression dans leur quotidien qui rend leur vie encore plus impossible, il arrive que des mouvements révolutionnaires se mettent en place.

Hugo Chavez fût élu par le peuple, qui approuva donc sa tentative passée de coup d´État.

Son combat pour une société égalitaire est louable, mais il est évident qu´une utopie pareille est difficilement réalisable. Comme pour le régime de Cuba, certains aspects du gouvernement de Chavez sont intéressants, mais des limites sont également à constater.

Ouverture internationale limitée
Vous connaissez peut être la fameuse image de Hugo Chavez brandissant une batte de baseball tout en scandant un incroyable « Yankee de mierda! ». Oui, le président vénézuelien ne fait pas vraiment dans la dentelle. De même, il éprouve un dégoût profond pour la politique américaine qui, il est vrai, a déjà bien exploité cette partie du monde. A l´instar de Fidel Castro, Hugo Chavez se place en outsider face au géant nord-américain et refuse presque toutes relations commerciales ou diplomatiques avec lui.

Une vieille voiture Ford dans une rue de Ciudad Guayana... La comparaison avec les vieux modèles américains de Cuba est inévitable

Grâce à ses nombreuses mines et gisements de pétrole, le Vénézuela peut se permettre le luxe de se replier sur lui-même et d´envoyer balader la politique hypocrite des géants du monde occidental.
Les points positifs que je peux apercevoir ici sont:
-Une personne comme Hugo Chavez peut rabaisser un peu la fierté des « grosses puissances ». Il a un message différent et apporte une variante politique.
-Un repli sur soi-même permet de conserver une culture, un mode de vie au lieu de tout uniformiser sur un modèle occidental (comme Panama par exemple).

Dans la logique de repli sur soi-même, le gouvernement de Chavez a réalisé certaines actions pour le moins répréhensibles pour le non-vénézuelien comme :
-Embargo sur les banques.
-Nationalisation des entreprises.

Embargo sur les banques
Avant d´entrer au Vénézuela, je n´avais malheureusement pas entendu parler des difficultés qu´un étranger pouvait éprouver pour se ressourcer financièrement.

En effet, il me fut presque impossible de faire fonctionner ma carte de crédit visa dans les banques du pays. Par chance, je pus tout de même effectuer un retrait après une vingtaine de distributeurs essayés.

Entre temps, j´avais eu la possibilité de connaître d´autres restrictions de retrait d´argent. Le change officiel du Bolivar vénézuelien était de 4,6 Bolivars pour 1 Dollar Américain. C´est donc sur ce taux de change que je pouvais retirer de l´argent dans les banques. Si vous changez de l´argent au taux non officiel, vous pouvez atteindre 1 Dollar Américain pour 12 Bolivars... Presque trois fois le change officiel!

Comprenez donc que lors de vos retraits par le cours officiel ayant lieu au Venezuela, le gouvernement vous taxe d´environ 260%. Cela ne donne pas vraiment envie d´être très dépensier.

N´ayant aucune monnaie étrangère (dollar américain, réal brésilien ou euro) à échanger lors de mon entrée dans le pays, j´ai donc du chercher une solution intermédiaire pour pouvoir subvenir à mes besoins sans me faire «surtaxer» par le gouvernement local.

J´ai donc trouvé une personne possédant deux comptes en banque. Un à l´étranger (possiblement aux États-Unis ou en Europe) ainsi qu´un compte local vénézuelien. Cette personne m´aida beaucoup car elle accepta de recevoir un versement internet Paypal de ma part sur son compte étranger, puis me donna l´équivalent en Bolivar depuis son compte local vénézuelien... Avec un taux de change plus près du cours non-officiel bien entendu.

Nationalisation des entreprises
Dans un logique de nationalisation des entreprises pour renflouer l´économie du pays, le gouvernement de Hugo Chavez s´accapara une grosse partie des compagnies ou sociétés étrangères (ou même locales) qui étaient les plus profitables.

Les points positifs que je peux apercevoir ici sont:
L´idée ici est de récupérer une grosse partie de la production du pays et de bloquer la fuite des profits vers l´étranger. Les bénéfices réalisés peuvent donc rester au Vénézuela et être réutilisés dans d´autres domaines de l´économie qui, a leurs tours, généreront d´autres profits.

Les points négatifs que je peux apercevoir ici sont:
Beaucoup de personnes qui étaient venues au Vénézuela pour ouvrir un business perdirent leurs entreprises du jour au lendemain lors de la venue de Chavez au pouvoir. Un grand nombre d´investisseurs étrangers se virent donc tout simplement retirer leur bien, parfois en échange d´une somme ridicule, parfois pour rien. D´une certaine façon, cela rappelle l´exclusion des indiens et chinois d´Ouganda sous le régime d´Idi Amin Dada, même si d´une manière tout de même beaucoup moins radicale.

Le combustible
Comme un cadeau pour le peuple vénézuelien, Hugo Chavez a décidé de nationaliser l´essence. De ce fait, celui-ci est vendu moins cher qu´au prix coûtant, le gouvernement prenant donc en charge une partie du prix du combustible à la vente et en n´y ajoutant aucune taxe.

Le résultat est d´ailleurs sidérant tellement le prix est bas. Près de Santa Elena dans le sud du pays, le super était vendu à 0,070 Bolivar le litre, soit 0,006 Euro. Un plein de 50 litres avec une voiture vous revient donc ici à 3,5 Bolivar, soit environ 30 centimes d´euros.

Le prix de l´essence au Vénézuela est incroyablement bas, ici un plein pour 2,53 Bolivar (soit 20 centimes d´euro)

A Ciudad Guayana, il m´est même arrivé une fois de payer le plein d´un taxi au milieu d´une course car le conducteur n´avait pas de monnaie.

La communication et le contrôle des médias
Le Vénézuela est souvent considéré comme une dictature. Pour qu´il y ait une dictature, il faut un dictât, une figure de la révolution. Cette personne doit être élevée au rang d´être supérieur dans l´esprit de la population pour légitimer sa position de « guide du peuple ». Pour cela, la communication et le contrôle des médias est nécessaire.

J´ai beaucoup suivi les chaînes nationales, écoutant les discours d´Hugo Chavez. Il me paraît que le chef du gouvernement vénézuelien est motivé par une vision idyllique de la construction d´une utopie. Il est charismatique et sait se faire écouter.

Dans une place du centre de Caracas, la population regarde les informations télévisées, se sentant très concernée par la tournure des débats.

La critique et la place de l´opposition est évidemment très faible. Elle est même sûrement dangereuse. A Ciudad Guayana, j´ai eu l´opportunité de rencontrer une journaliste qui n´avait pas la langue dans sa poche. Par curiosité et parce que j´aime toujours avoir la possibilité d´avoir différents sons de cloches, j´ai accepté de venir témoigner de mon voyage à son émission. Cela m´a permis d´en savoir un peu plus sur les risques encourus si l´on se permet de critiquer le régime présidentiel de Hugo Chavez.

Il y a quelques années, lors d´une période pic de répression, cette journaliste avait du s´exiler pendant un an en Colombie, car des personnes affiliées au gouvernement venaient dans les bureaux de la radio à chaque émission avec des intentions plutôt menaçantes...

En ce qui me concerne, je me suis évidemment bien gardé de partager mes opinions politiques.

Invité à une radio de l´opposition à Ciudad Guayana

Après avoir assisté et participé à cette émission, je dois dire que la journaliste n´avait en effet pas la langue dans sa poche et les critiques envers le régime en place fusèrent à toute allure. De même, celle-ci avait réussi à rentrer en contact avec un prisonnier politique (apparemment incarcéré pour avoir des idées différentes du gouvernement) qui était en communication depuis sa cellule.

Cliquez ici pour réécouter l´interview à propos de mon voyage sur Radio Pentagama

Insécurité et corruption
Avant mon arrivée au Vénézuela, je connaissais déjà la réputation du pays à propos de son insécurité. Presque tous les voyageurs que j´ai rencontré avaient déjà des histoires personnelles de vol ou d´agression dans ce pays.

Les chiffres parlent également d´eux-mêmes. Caracas est la troisième ville la plus dangereuse du monde en terme d´homicides. En 2008, les chiffres officiels attestaient de 130 meurtres pour 100 000 habitants, alors que les sources non-officiels s´approcheraient de 510 assassinats...

Pour ma part, cela fait plus de trois ans et demi que j´écoute les gens me dirent que le prochain endroit ou je vais me rendre est incroyablement dangereux. Avec le temps, je me suis habitué à toutes ces mises en garde. Je ne les entends que d´une oreille distraite, préférant utiliser mon bon sens que d´arriver paranoïaque et apeuré.

Cette fois-ci, je n´y ai pas échappé. Pour la première fois de mon voyage, depuis le mois d´Octobre 2007, mon bon sens ne m´a pas été suffisant. L´histoire qui va suivre m´est réellement arrivée, aussi incroyable que cela puisse être :

« Il est 21 heures et la nuit est déjà tombée sur la capitale Caracas. Je suis en compagnie de mon hôte du jour. Daniel est vénézuelien, je l´ai rencontré grâce au site internet d´interactions culturelles couchsurfing.org. Nous descendons à la station de métro de Chacaito, au centre ville. Nous avons 4 ou 5 pâtés de maison pour arriver chez son oncle, qui nous accueille pour cette nuit.

Nous marchons le long de la rue principale et prenons à gauche au deuxième croisement. Il y a un poste de police en préfabriqué qui assure la sécurité à l´entrée de cette ruelle. Nous le dépassons.

A mi-chemin dans ce passage, nous voyons une moto de police arriver devant nous. Celle-ci s´arrête brusquement lorsqu´elle nous voit. Deux policiers en descendent. Daniel reconnaît leurs uniformes et me dit qu´ils appartiennent à la « Policia Metropolitana ».

Ils sont vêtus de gilets par-balle, en dessous duquel ils ont une combinaison bleue. Ils portent chacun un casque et des chaussures rangers en cuir très bien cirées.

Les deux compères ont à peu près la même taille, soit une tête de plus que nous deux. Très rapidement, ils commencent une fouille qui me laisse penser qu´ils recherchent un bandit ou un trafiquant de drogue. Ils contrôlent nos papiers, fouillent nos sacs. L´un d´eux en sort mon ordinateur ainsi que mon disque externe. Je ne panique pas puisque j´ai déjà été contrôlé des centaines de fois durant ce voyage et celui-ci semble n´être qu´un parmi d´autres. Ils savent ce qu´ils font alors je coopère et j´attend.

Un des deux policiers regarde avec convoitise le téléphone portable de mon ami Daniel. Ca aussi c´est quelque chose que j´ai déjà vu. Par contre, je trouve étrange le fait qu´il compte l´argent du porte monnaie de ce dernier. Daniel possède 80 dollars américains et dit à la police que ceux-ci m´appartiennent. Ah oui, je me rappelle maintenant, il est interdit pour un vénézuelien de posséder des dollars sans une autorisation au préalable. Ma présence légitime la possession de ces devises.

Puis, les deux policiers sortent leurs armes et nous braquent. Je vois très distinctement le pistolet de couleur argenté pointé sur mes deux jambes. L´autre policier nous informe en espagnol, tout en braquant son arme vers l´estomac de Daniel, qu´ils sont en train de nous voler.

Ils se dirigent ensuite rapidement vers leur moto et je retiens Daniel qui tentait d´agripper le bras d´un des deux malfrats. Je lui rappelle que nous avions tout juste leurs armes braquées sur nous. Aujourd’hui´hui, je ne me sens pas prêt pour aider Caracas à passer en pôle position des villes les plus meurtrières du monde.

La police nous a donc braqué et volé. J´y ai perdu mon ordinateur et mon disque externe alors que Daniel s´est vu démuni de 80 dollars et de son téléphone. La police, qui se voit confiée une arme pour protéger les citoyens, l´utilise pour les attaquer. Incroyable. Mon bon sens ne m´a pas aidé cette fois-ci, mais comment s´attendre à une telle imposture ?

Nous allons voir le poste de police en préfabriqué du bout de la rue, soit à 50 mètres de la scène du vol. Ceux-ci nous avouent ne pouvoir rien faire car nous n´avons pas vérifié la plaque d´immatriculation de la moto. De même, ils se désintéressent plutôt de notre histoire. Nous sommes en vie, c´est le principal nous disent-ils...

Ils nous déposent néanmoins devant l´immeuble de l´oncle de Daniel.

Son oncle est forcément désolé pour nous. Au cours de la discussion que nous aurons cette soirée, il nous avouera que la même histoire lui est arrivée à 4 reprises... 4 fois la police... Nous confirmant bien que ce ne sont pas de simples bandits déguisés en policiers. Non, c´est bien la Police qui agit ainsi, complètement couvert par le système judiciaire qui ne fait rien pour les en empêcher.

Nous n´irons pas porter plainte. A qui voulez-vous que nous nous plaignons ? A la Police ? Il me semble un peu difficile de me faire porter victime devant les coupables... »

Je ne veux toutefois pas incriminer la Police. Pour rétablir la balance, je veux aussi témoigner du fait que mon premier lift au Vénézuela me fût offert par un policier. Ce dernier me porta sur 700 kilomètres, de la frontière brésilienne jusqu´à Ciudad Guayana. Le lendemain, il m´invita chez lui pour prendre le café et me présenter sa famille.

Le problème ne vient donc pas de la catégorie socioprofessionnelle mais de l´incapacité du gouvernement à contrôler l´insécurité. Les malfrats sont trop libres d´agirent ainsi et ne sont aucunement menacés pour ce type d´actes criminels. Les personnes munies de mauvaises intentions ont donc trop de pouvoir et ils n´hésitent pas à utiliser celui-ci dans des buts plus que douteux.

Ma limite pour visiter le Vénézuela, je la pose ici. Tant que mon intégrité physique et celle des autres ne seront pas assurées, je n´y retournerai malheureusement pas et ne conseillerai personne d´y aller.


La cola au Venezuela
Faire de l´autostop au Vénézuela se traduit en espagnol par « pedir la cola » ou “agarrando la cola”(« attraper la queue » en français). Ce nom original donné à cette activité viendrait d´un temps lointain où les voyageurs saisissaient la queue du cheval pour se laisser entrainer, ce qui pouvait faciliter un peu la marche.

Je situerais le niveau de facilité pour faire de l´autostop dans ce pays entre le Brésil et la Colombie. Comme je l´ai déjà dis, le niveau de sécurité actuel n´est vraiment pas élevé, ce qui a pour conséquence de rebuter de nombreux automobilistes qui ont trop peur de se faire agresser.

De ce fait, il convient de parler directement aux conducteurs. J´ai donc utilisé la même technique qu´au Brésil, soit de chercher mes véhicules dans les stations-services. Là, les conducteurs sont beaucoup plus enclins à vous aider et il est vrai infiniment plus réceptifs qu´au Brésil. Faire de l´autostop ne fut donc pas un problème majeur au Venezuela.

De plus, j´ai également utilisé la même stratégie qu´en Colombie. Il y a des barrages militaires un peu partout au Vénézuela, en conséquence du gouvernement actuel. J´ai donc souvent demandé de l´aide dans ces points de contrôles. Les militaires ont assez souvent accepté de m´aider, même si certains n´appréciaient pas trop la présence d´un étranger dans leur pays... Peut être me prenant parfois pour un « yankee de mierda »...


Culture et accueil vénézuelien
Heureusement, comme dans tous pays, il y a aussi des bonnes personnes. J´ai ainsi été invité à rester pendant deux semaines chez un couple vénézuelano-danois à Ciudad Guayana. Le but de mon séjour était de réparer mon ordinateur (qui m´aura finalement duré 2 jours).

Ce couple m´a donc magnifiquement ouvert sa porte et introduit à la vie culturelle locale. J´ai donc pu découvrir grâce à eux un mariage vénézuelien, visiter les environs, fêter mon anniversaire et au final, me faire de nouveaux amis.

Me voici à Ciudad Guayana avec Cristal (en mauve), son fiancé danois Flemming (avec droite) et des amis.

Le magnifique gâteau que ces derniers ont réalisé à l´occasion de mon anniversaire (remarquez le planisphère)

Le mariage vénézuelien n´est pas très différent de ceux que nous pouvons voir en France. Celui-ci peut être civil ou religieux et la cérémonie est assez identique. De même, la fête qui suit est dans la lignée des célébrations réalisées dans l´hexagone.

Une jeune vénézuelienne habillée pour l´occasion

En général, j´ai trouvé énormément de similitude dans la culture vénézuelienne avec la Colombie. Après tout, ces deux pays ne formèrent qu´un pendant une certaine période, comme lors de l´époque de la Grande Colombie de 1821 à 1831.

La culture culinaire est également très similaire. Nous retrouvons donc par exemple les fameuses arepas, ces galettes de mais parfois accompagnées de fromage.

Cristal préparant des arepas à Ciudad Guayana

Beautés visuelles et paysages

Pour finir, je voulais également partager avec vous quelques photographies de jolis paysages que vous pouvez trouver au Vénézuela.

Lors de mon entrée par le sud du pays, j´ai eu l´opportunité de traverser le parc national de la « Gran Savana ». Le paysage m´a un peu fait penser à la brousse centrafricaine. Au milieu de tout cela, vous avez le Mont Roraima qui s´élève, tel la Montagne de la Table de la ville du Cap en Afrique du Sud.

Le Mont Roraima

De même, si vous passez par Ciudad Guayana, ne manquez pas les chutes d´eau du Parc de Cachamay.

Et si votre budget est conséquent, n´oubliez pas qu´il y a au Vénézuela les chutes d´eau les plus hautes du monde avec 979 mètres: “Salto Angel” (“Saut de l´ange” en français)

 

Mon tour d´Amérique du Sud s´achève ainsi. Je peux dire qu´en général, ce fut le continent qui m´a donné le plus de satisfactions au niveau humain. J´ai beaucoup aimé l´approche social, le cote festif et émotionnel de la population latine. Bien que ce fut également le continent qui m´a paru le moins sûr (le Vénézuela et le Brésil sans doute en premiers), je ne peux pas ne pas vous inviter à aller découvrir ce merveilleux continent. La culture, les paysages, les monuments et surtout la population m´a laissé un souvenir impérissable et m´a permis de vivre de nombreux moments d´échange, de joie et de bonne humeur. Toute cette collection de petits moments de bonheur m´aide aujourd´hui a être une personne heureuse et plutôt optimiste quant aux bonnes intentions de la population latine.

Actuellement, je me prépare à passer une nouvelle étape et tenter de réussir un nouveau défi : « Traverser l´Océan Pacifique en bateau-stop ».

Le challenge a plutôt bien commencé car je suis déjà arrivé à Panama, ayant trouvé une embarcation depuis Carthagène en Colombie jusqu´à Colon au Panama. Je suis aujourd´hui toujours sur ce voilier, car celui-ci va continuer jusqu´en Nouvelle-Zélande et attend l´autorisation pour traverser le canal de Panama. Peut-être continuerai-je l´aventure avec eux ?

La suite dans un prochain article!

A très bientôt,

Jérémy



Retour au Sommaire

Copyright 2009 - Tous droits réservés - Tour du monde en autostop - Une réalisation ACS Informatique - Creation site internet