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Tour du monde en autostop - Jeremy Marie

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 Carnet de Bord : A la fin...

De Téhéran à Caen, cela me paraissait être une très longue distance à l'aube de ce voyage.

Toutefois, après 5 ans et demi sur la route, ma notion des distances est totalement redéfinie. 500 ou 5000 kilomètres, la distance importe peu. Lorsque j'ouvre un atlas, je recherche surtout l'existence d'une route reliant les deux points. Dans ce cas, aucun problème, il existe un cheminement plausible entre la capitale iranienne et ma maison.
 
En effet, car mon voyage se termine. 
Après l'Iran apparaît la Turquie. En Décembre 2007, je franchissais déjà sa frontière et passais un mois à visiter ce fascinant pays. En Mars 2013, j'y retourne, mais cette fois je ne ferai que la traverser. Mon désir est désormais de retrouver ma famille et mes proches. 
 
Ce désir manifeste d'avancer au plus vite est matérialisé par Erdem. Ce camionneur va me conduire du village de Dogubayazit, à l'extrême est du pays, jusqu'à Istanbul, aux confins ouest d'Anatolie. 1520 kilomètres d'auto-stop. Il aura fallu attendre les derniers jours de ce voyage pour connaître ma plus longue distance parcourue avec un véhicule.
 
Je traverse toute la Turquie grâce à Erdem
 
 
Erdem me rappelle aux bons souvenirs de l'hospitalité turque. Il m'invite plusieurs fois par jour à déguster le cay, m'offre chaque repas, puis m'invite à rencontrer sa famille. Il m'est interdit de refuser quoique ce soit. 
Comme cela, nous traversons toute la Turquie et arrivons finalement à Istanbul. Nous traversons le détroit du Bosphore. Ce simple passage de pont symbolise mon arrivée en Europe. Plus d'une demi-décennie après l'avoir quitté, j'y retourne ! 
 
Le pont du Bosphore à Istanbul, délimitant l'Europe et l'Asie
 
 
Toujours à Istanbul, je trouve un autre camion. Daniel, un roumain, va à Bucarest et accepte de m'emmener. Tout de même, Frontière iranienne-Bucarest en seulement deux camions, l'auto-stop ne m'aura jamais semblé si facile !
 
Daniel, le camionneur roumain qui me ramène dans l'Union Européenne
 
 
Nous traversons la Bulgarie pendant la nuit, puis arrivons à Bucarest au petit matin. Je réalise que je viens certainement de passer ma dernière nuit du voyage à bord d'un camion. Combien y-en a t-il eu au total ?
 
Je passe ma dernière nuit à bord d'un camion, entre Istanbul et Bucarest
 
 
Au matin, j'arrive à Bucarest. Je passe la journée à visiter la capitale roumaine, dont l'architecture est un mélange de vieux manoirs et de blocs de béton communistes.
 
L'architecture de Bucarest oscille entre vieux manoirs et blocs de bétons communistes
 
 
Depuis la Turquie, l'auto-stop n'est plus un problème. Le concept est connu, il me suffit simplement de lever le pouce pour que ma requête soit comprise. 
Le mot magique en Turquie était « Otostop ». En Roumanie, il me suffit de dire « Fora bani ». 
De cette façon, je traverse les montagnes de Transylvanie, passe Cluj-Napoca, et arrive à Budapest en Hongrie. 
 
L'arrivée dans ce joyau d'architecture austro-hongroise me rapproche encore plus de la maison. A mes yeux, le côté réservé de l'européen réapparaît ici. Dans le tramway, tout le monde est silencieux, chuchotant le plus discrètement possible pour communiquer avec son voisin. La vie urbaine me paraît réglée, régulée. Chacun respecte les feux rouge, traverse la chaussée sur les passages piétons. Que Téhéran est déjà loin !
 
Budapest me paraît être un joyau de l'architecture austro-hongroise
 
 
Je reprends la route. Encore une fois, j'avance à pas de géant car mes prochains conducteurs m'invitent à traverser la moitié de la Hongrie, une partie de l'Autriche et la moitié de l'Allemagne. Peter et Vera m'invitent même à passer la nuit chez eux à Ulm, avant de me redéposer le lendemain matin sur l'autoroute.
 
Le soir suivant, je retrouve la France.
Pendant plusieurs jours, je passe d'une émotion forte à une autre. Je retrouve des pans entiers de culture à laquelle je m'identifie. Dans ce tourbillon émotionnel, les retrouvailles avec ma famille sont des moments importants que je garderai en mémoire pour le restant de mes jours. 
 
A Reims, je retrouve mes cousins
 
 
 
A Paris, je retrouve ma sœur jumelle
 
 
 
A Rouen, je retrouve mes parents
 
 
 
Mais si vous vous rappelez du planisphère présentant mon itinéraire, ce voyage, je l'ai débuté à Caen.
 
 
 
C'est là que je dois le terminer. 
Encore une petite centaine de kilomètres et quelques heures plus tard, mon dernier conducteur me dépose dans le centre de Caen.
 
Avec Sylvain, mon 1752ème et dernier conducteur de ce tour du monde en stop
 
 
 
180 700 kilomètres, , 1752 véhicules, 71 pays et territoires parcourus en 5 ans, 5 mois et 5 jours. Je suis parti avec mon pouce et je suis revenu de la même façon. Le 12 Mars 2013, à Caen, un sentiment ineffable m'envahit, car j'ai accompli mon rêve : celui de faire le tour du monde en stop !
 
 
Quelques semaines plus tard, je fais une nouvelle fois mon sac. 
Cette fois-ci, je ne sors pas mon pouce, mais me dirige vers l'aéroport. A l'autre bout du monde m'attend Wati, une jeune indonésienne que j'ai rencontré sur ma route. J'ai décidé de la rejoindre là-bas, pour débuter une nouvelle vie avec elle. 
Mais ceci est une autre histoire...
 
 
 
 
 
Le point final
 
Merci à tous de m'avoir suivi durant toutes ces années passées sur la route. J'espère que vous avez pu vous abreuver d'informations nouvelles grâce à ce site internet. L'important était pour moi de contribuer au partage des connaissances tout en divertissant un minimum. 
 
Je remercie profondément tous les conducteurs et toutes les personnes qui m'ont un jour aidé, en m'offrant un lift, un gîte pour une nuit, ou tout autre assistance qui me permit d'avancer un jour de plus vers l'accomplissement de mon rêve. Sans vous, je serais encore au périphérique de Caen...
 
Voilà, une page se tourne et la grande aventure se termine ainsi. 
Mais la vie continue, et d'autres prendront le relais. 
 
Encore merci à tous pour votre support,
Avec toutes mes amitiés,
Jérémy



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